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  • POURQUOI CETTE PROBLEMATIQUE?
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    Les limites du sport intensif liées à l'âge et à la génétique

    La musculation chez le jeune sportif est toujours un sujet de polémique.
     En fait, pour O. PAULY (2007), « ce n’est pas la musculation qui est traumatisante pour l’enfant et l’adolescent, mais une pratique sportive intensive et un entrainement irraisonné. Il ne s’agit pas d’une préparation excessive mais, en se référant aux différentes périodes sensibles du jeune, de le préparer plus confortablement à un éventuel entraînement de haut niveau, sans jamais oublier un des objectifs premiers : la santé du jeune pratiquant. »


    Ø      Avant la puberté, l’amélioration de la force est due à des facteurs nerveux.


    Ø      Pendant et après la puberté, le gain de force est produit par la croissance des éléments du corps et par  les hormones

    Ø      Chez le jeune en croissance, les exercices de musculation doivent se faire avec des charges légères pour favoriser la coordination et la vitesse, et non pas la force avec l’utilisation de charges lourdes. On risque de provoquer un arrêt de la croissance (celle-ci pourra repartir plus tard mais attention aux lésions des cartilages de croissance lors des exercices de force et de chutes à répétition.)

    Ø      L’apprentissage de la souplesse est le meilleur entre 6 et 12 ans, et diminue ensuite à la puberté après 12 ans. On attendra un meilleur développement de la force musculaire avant de reprendre les techniques d’étirements.


    Il existe également des règles à respecter chez la personne plus âgée :

                Un avis médical et cardiologique est nécessaire après 40 ans.
                
                 Il faut savoir adapter son effort à ses possibilités physiques, car on est moins souple, on a moins de force et les capacités cardiaques et respiratoires sont plus limitées.

                  Il faut savoir connaitre ses limites et s’adapter à l’instant présent (ne pas forcer quand on se sent moins en forme)  et ne pas chercher à tout prix les performances.

                  Avec l’âge, le sport est nécessaire, mais c’est un moyen pour se maintenir en forme, se faire plaisir, et non plus pour battre un record.


    Les  limites des performances liées à la génétique :

                  Pour être performant, il ne suffit pas de s’entrainer. Encore faut-il avoir une prédisposition au sport ou à une discipline donnée.
    Cette prédisposition serait déterminée par la présence de certains gènes.
    Des scientifiques ont découvert un gène qui permet une meilleure adaptation de la sécrétion d’insuline, d’autres gènes qui augmentent la contractilité des muscles, ou qui favorisent une meilleure adaptation de la pression artérielle.
    Les sportifs comme Usain Bolt ont certainement une prédisposition au niveau de leurs gènes pour être très performants en course.
     Le basketteur Yao Ming, qui mesure 2,29 m, a des parents très grands (près de 2 m) et donc était naturellement prédisposé à la pratique du basket.
    De même, en sprint, on constate qu’avec le temps, les records s’améliorent et qu’en même temps, les coureurs sont de plus en plus grands : en 1936 Jesse Owen mesurait 1,78 m, en 2014 Usain Bolt mesure 1,96 m.

    Il y a donc des éléments contre lesquels on ne peut pas lutter. Dans un sport donné, il est probable que les performances soient conditionnées et limitées par les gènes (la taille par exemple).